Le diagnostic

Les questions fréquentes

  • Quel âge à cet arbre ?
  • Est-il en bonne santé ?
  • Peut-il tomber ?
  • Se déraciner ?
  • Va t-il repartir ?
  • Doit-on le tailler ?
  • L’abattre ?

Pour répondre à ces questions, nous allons devoir réaliser un ou plusieurs diagnostics de l’arbre. Mais de quoi parle t-on ?

Les différents diagnostics ?

Diagnostic physiologique

La vitalité de l’arbre est l’expression de l’adaptation de l’arbre à son environnement. Les nombreux symptômes d’une perturbation de l’état physiologique sont l’expression d’un dysfonctionnement. L’analyse des critères exprimés par l’arbre permet de déterminer l’origine des perturbations. Il peut alors être nécessaire d’intervenir pour compenser les carences.

Diagnostic phytosanitaire

Les agents pathogènes (champignons, insectes, …) sont normalement présents dans la nature. Ils peuvent parasiter toutes les parties de l’arbre et engendrer des dommages importants. Transmis par l’homme, le vent, les oiseaux ou les insectes, nombreux d’entre eux ne peuvent infecter les arbres qu’au niveau d’une plaie.

La détermination de l’agent pathogène, parfois complexe, permet de définir l’évolution probable des dégradations et de définir les actions à mener. Les solutions apportées seront garantes du respect de l’environnement.

Diagnostic de tenue mécanique

Tous propriétaire ou gestionnaire d’arbre est responsables des dommages que celui-ci pourrait engendrer sur des personnes ou des biens. Chaque arbre est associé à un risque incompressible par sa seule présence. Toute dégradation infligée à l’arbre et un facteur d’augmentation potentielle du risque.

Le danger que représente un arbre est déterminé en fonction de son environnement (fréquentation humaine, biens mobilier ou immobiliers, autres végétaux) et du risque de rupture. Lors d’un diagnostic de tenue mécanique, une estimation du risque de rupture peut être réalisée visuellement (fissure, écorce incluse, …) ou nécessiter l’utilisation d’outils (canne pédologique, pénétromètre, tomographe…).

Source : Université Populaire de la Biosphère

Le diagnostic d’un arbre va donc consister à observer, identifier et analyser un ensemble de paramètres mécaniques, physiques et chimiques permettant de proposer à l’issue une ou plusieurs solutions à mettre en œuvre pour solutionner son ou ses problèmes.

L’observation se fait de bas en haut selon cet ordre:

  • Le sol
  • Le collet
  • Le tronc
  • Les charpentières
  • Les branches
  • Les feuilles
  • Les bourgeons

Afin d’être pertinent et efficace, l’observateur devra s’appuyer sur un document conducteur sur lequel il n’aura(it) qu’à répondre aux questions.

Exemples :

  • Composition du houppier : temporaire / définitif
  • Stade de développement : jeune / adulte / mature / sénescent
  • État physiologique : saint / stressé / résilient / dépérissent / mort
  • Trace de tailles : oui / non
  • Présence d’écorces incluses : oui / non

Les prestataires

J’ai 2, 3 arbres à élaguer… prestataire, formateur ou artiste ?

Article Lezarbres

  • Le professionnel-Amateur
  • Le paysagiste (pépiniériste)
  • L’arboriste (grimpeur)
  • L’expert (forestier)
  • L’Expert Conseil Arboricole
Une journée avec un Expert Conseil Arboriculteur

Les Méthodes

La méthode Visuel Tree Assessment (VTA) repose sur l’observation et l’analyse des défaillances mécaniques et physiologiques pouvant avoir une incidence sur la dangerosité de l’arbre. C’est une technique légalement reconnue en France et dans le monde entier.

En France, cette méthode est principalement enseignée et suivie par William Moore, 1er disciple d’Alex Shigo et fondateur de l’Atelier de l’Arbre.

Son concepteur : le Dr. Klaus MATTHECK

  • SIA : Statique Intégrée de l’Arbre

La méthode de diagnostic Statique Intégrée de l’Arbre (SIA) permet aussi d’estimer la stabilité au vent d’un arbre en situation isolée ou en alignement et un coefficient de sécurité, à partir de paramètres élémentaires : charge (poussée du vent sur l’arbre, poids propre), forme de l’arbre, qualité du matériau bois.

la méthode de diagnostic Quantified Tree Risk Assessment (QTRA) permet de quantifier les risques associés aux arbres.

La méthode de diagnostic ARCHI est une clé dichotomique qui permet, uniquement grâce à l’observation architecturale des parties aériennes des individus, d’évaluer le degré de résistance de l’arbre, de savoir s’il est stressé ou s’il présente un affaiblissement, résilient ou irréversible.

  • DVA : Le faux VTA

La méthode de Diagnostic Visuel de l’Arbre est le terme générique employé dans la profession lorsque l’on réalise une observation d’un ou plusieurs sujets en restituant un diagnostic qui reste le plus souvent oral (Cela n’engage juridiquement en rien l’opérateur).

Propre à la gestion des parcs arborés.

Synthèse des méthodes

Source : Apprécier la dangerosité des arbres d’ornement : une approche complexe

Les supports

Support d’épreuve pour le CS Taille et soins des arbres en 2018

Les outils

Ceci n’est pas une liste exhaustive, chaque cas étant différent, chaque méthode ayant ses propres outils, considérez qu’il s’agit ici d’un référentiel de possibles

  • Couteau : pour observer sous l’écorce
  • Maillet en bois : instrument qui permet de révéler la sonorité d’un tronc et permettre ainsi de déceler une cavité interne ou une pourriture dans le tronc
  • Boussole : orientation de l’arbre et des défauts mécaniques sur celui-ci
  • Ruban forestier : pour les mesures de diamètre (ou de circonférence)
  • Compas forestier : pour les mesures de diamètre (ou de circonférence)
  • Dendromètre électronique : permet de mesurer la hauteur de l’arbre
  • Jumelles : pour l’observation du houppier
  • Échelle : pour atteindre certaines parties du houppier
  • Canne pédologique : pour le prélèvement d’échantillons de terre
  • Tarière de Pressler : pour prélèvement de carottes de bois dans les arbres
  • Canne de sondage : permet d’évaluer la profondeur des cavités
  • Kit de grimpe d’arbre : pour les grands arbres non accessible à l’échelle

Les plus

  • Résistographe
  • Tomographe
  • Test de traction

des diagnostics… et après ?

Pour les collectivités : La métropole de Lyon fait figure d’exemple en France sur la qualité de gestion de son parc arboré.

Les arbres de la Métropole : la gestion du patrimoine

Colloques et conférences

Belgique : Intervention de Martin Cléda dans le cadre du colloque international HISTOIRE D’ARBRES 21&22 novembre 2019 à Mons

Toulouse : Christophe Drénou : « D’un point de vue écologique, l’urgence n’est pas de planter mais de choyer nos arbres pour qu’ils vivent longtemps ». Conférence financée par Greenpeace, organisée par le collectif Arbres Citoyens

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les Livres qui m’accompagnent :

Veille et curation

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